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LES-ILES-

Balade vidéo image touristique en Bretagne

DVD vidéo les îles bretonnes

tourisme en Bretagne.
Image, Documentaire, tourisme et vidéo.

Réalisateur André Espern

BATZ, BREHAT, MOLENE, OUESSANT, SEIN, ARCHIPEL DES  GLENAN, GROIX, BELLE-ILE, HOUAT, HOUËDIC.

Si la mer a toujours exercé une étrange fascination sur l’homme, l’île, terre intimement liée à l’élément liquide, a toujours invité au voyage. Même proche, elle donne immanquablement le sentiment d’éloignement, de dépaysement. L’île c’est l’inconnu, le mystère, l’étrange. Les îles sont des lieux magiques, enchantés, où les, fantômes du passé n’apparaissent qu’à celui qui est sensible à leur charme

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Synopsis:

BREHAT:

(interview d’un jeune propriétaire de tracteur, seul véhicule autorisé sur l’ile ,ou d’un vieux pécheur ayant connu la Grande Pêche à Terre Neuve).
Au nord de Paimpol, la pointe de l'Arcouest, et en face, Bréhat entourée d'une dizaine d'îlots.
Tôt ce matin d'hiver, ce sont les collégiens qui débarquent pour rejoindre leur école à Paimpol. 250 familles habitent l'hiver à Bréhat.La poste est la pour confier colis et courriers au bateau, puis c'est le tour des nombreux ouvriers qui montent à bord.En hiver, 2 départs le matin et 2 l'après midi acheminent passagers, marchandises et matériaux vers l'île.10 mn de traversée seulement et nous voici dans la baie du PORT CLOS.Tous les matins ne se ressemblent pas. Aujourd'hui, c'est l'effervescence, on s'agite sur le quai puisqu'une colonie ou classe de mer va embarquer. Pour ces petits parisiens , c'est la découverte.La marée est très basse à PORT CLOS,.et a découvert le quai n° 3, distant d'environ 800 m du 1er quai.Ici, pas de voiture, c'est à pied ou à bord d'une de ces remorques que nous irons à la découverte de l'ile.
(interview)
PORT CLOS est l'un des trois ports de l'île avec LA CORDERIE et LA CHAMBRE. Il  fut aménagé par Charles Cornic, un Bréhatin, en 1770.Remontant vers le bourg, nous longeons la côte est pour atteindre la plage du Guerzido exposée au sud.L'école de voile est ouverte toute l'année. La découverte de la faune et de la flore commence en canoé Kayak pour ces jeunes stagiaires.
LA CHAMBRE, trés fréquentée l'été nous sépare. On domine legodec en face et plus loin de l'ile LAVREC qui a conservé les vestiges du couvent St Budoc, moine venu de Grande Bretagne.
Bréhat n'est pas appelée l'ile aux fleurs sans raison. Un végétation luxuriante de caractère méridional tels que palmiers, mimosa, géranium, eucalyptus, lauriers rose et bien d'autres plantes encore trouvent ici le climat idéal pour s'épanouir.Beaucoup d'oiseaux séjournent également sur l'île.
Bréhat, position avancée du duché de penthièvre fut fortifié au moyen age. Les marins de Bréhat, fabuleux corsaires dès le début du 16em siècle furent à l'origine de la grande pêche paimpolaise.
(interview)
L'église Notre Dame de Bréhat date du 11eme siécle mais fut modifiée plusieurs fois. Son clocher-mur du 18eme siecle est de style lannionais. Aprés avoir fourni de valeureux marins à la marine française, Bréhat vit désormais du tourisme. L'été, le bourg voit défiler des milliers de personnes apparues pour quelques heures, le temps d'une marée. A la sortie Nord du bourg se dresse le calvaire de KERRANO, puis plus loin, l'accès pour l'ile haute par le PONT VAUBAN ou PONT AR PRAT. La mer circulait autrefois entre les 2 iles.
L'ancien moulin domine l'entrée de la partie nord de brehat. Les restes de la chapelle St RION, havre de paix au milieu des ronces. Jadis le village aurait été peuplé de lèpreux. La caractéristique de Bréhat est cette couleur rosée du granit avec lequel fut construit le phare du PAON, détruit à la fin de la dernière guerre puis reconstruit de 1947 à 1949. Du haut de sa tour, on domine le paysage rude mais grandiose de l'ile du nord. Sur ce gros rocher, la chaise de RENAN, l'écrivain venait s'asseoir et méditer sur la sacré et le profane. Le phare de ROSEDO, autre point haut de l'île contemple les navires croisant au large ou entre les roches.
L'ile de Bréhat est un endroit stratégique pour la surveillance du trafic maritime comme nous le rappelle le sémaphore datant, lui, de 1862. Il domine LA CORDERIE, cette anse qui fut autrefois le grand port de Bréhat. 40 à 50 bateaux s'y préparaient pour rejoindre sur les bancs de Terre Neuve comme pourrait en témoigner la petite chapelle située à proximité.Retour sur l'ile basse, toujours par le seul passage existant : le pont VAUBAN.la CROIX DE MAUDEZ sans doute le calvaire le plus ancien de l'île, domine cette mer hérissée d'écueils. St Michel, perchée sur sa butte, a remplacé en 1860 un oratoire beaucoup plus ancien qui remontait, dit on, à l'arrivée des 1ers Bretons au 5em siècle. Peinte en blanc, elle sert d'amer à tous les bateaux de l'archipel. En contrebas, le moulin à marée, sur l'étang de BIRLOT, date de 1515. Sa roue à aubes mue par la force de la mer a cessé de tourner en 1816.
Panorama sur l'ile de BENIGUET, repaire de contrebandiers aux 17eme et 18eme siecles. Elle appartient aujourd'hui à un particulier.De ce coté, face à la cale du canot de sauvetage, quelques bateaux de pêche viennent au mouillage.
La citadelle, forteresse militaire construite sous le second empire, accueillit par la suite les familles e pêcheurs et de paysans necessiteux.Nous voici de nouveau face au port clos.
La marée à encore changé! Le bateau est maintenant à la 2eme jetée.
Visiteurs d'un jour, nous quittons BREHAT l'ile aux fleurs pour rallier l'Arcouest, le continent et ses voitures.

BATZ:

( rencontre avec un marin paysan ou du conservateur du jardin colonial ).
Un chenal large de 2 km sépare de Roscoff de l'ile de Batz, petite ile de 3,5 km de long sur 1,5 de large.C'est au milieu des caseyeurs dans le port de Roscoff que nous retrouvons notre passeur.
Tout ce qui arrive et sort de l'ile est transporté par bateau.En hiver juste quelques ouvriers rejoignent leur chantier sur l'île.Après une traversée d'un 1/4 d'heure, nous prenons pied sur le débarquadère.
Sur l' ile de Batz, quelques voitures mais surtout des tracteurs; nous sommes au coeur de la ceinture dorée, c'est à dire le pays des primeurs. Ici la terre et la mer se sont mariés : l'algue est l'engrais roi et les pommes de terre arrivent à maturité avec une avance de trois semaines sur le continent.Depuis toujours, Batz est paysanne et chaque parcelle de cette terre riche est cultivée. Vaste jardin baigné de lumière, la température est toujours plus clémente que sur le continent.(interview)600 habitants l'occupent en permanence.
La pêche à Batz est aussi une ressource; nous avons rencontré le maire de Batz lui même patron pêcheur.
Au centre du village, l'eglise Notre Dame de Bon secours a été construite de 1873 à 1875 sur l'ancien cimetière de l'ile. On y conserve l'étole de St Pol, relique classée datant du 7em siècle qui lui aurait servi à dompter le Dragon.
A l'Est du village se dressent les ruines de la Chapelle Ste Anne, vieille d'un millénaire. L'abbatiale de Pol Aurélien existait en cet endroit et on y vient en procession le dernier dimanche de Juillet.Tout à côté, à la pointe Est de l'ile, le jardin colonial, crée par Mr Delaselle au début du siècle, déploie ses frondaisons exotiques que la douceurs des lieux  a permis d'acclimater.
(interview)
De l'autre côté du bourg, sur le point le plus haut de l'ile, se tient le grand phare contruit entre 1836 et 1852. Sa portée est de 26 Miles et si son ascension vous tente, il vous faudra gravir ses 211 marches pour admirer le fameux panorama.A proximité, au creux des rochers : le trou du serpentt ou périt le fabuleux dragon.Longeant la grève, nous arrivons à la fontaine et au lavoir ou de nombreux oiseaux viennent se rafraichir.Continuant notre route, nous aurons peut être la chance d'apercevoir un ferry rasant les écueils pour rejoindre Roscoff.
Roscoff', sur le continent, à la fois si proche et si différent.

MOLENE:

(rencontre avec Joseph Le Guen rameur solitaire pour une traversée de l’Atlantique ou du patron de la vedette SNSM).
Embarquons vers l'archipel de molène et ouessant, le départ se fait de Brest ou du Conquet par la compagnie maritime PENN AR BED.
Aujourd'hui, c'est de Brest que nous partons et la météo annonce un avis de tempête.
Situées à l'extrême ouest de la Bretagne à la rencontre de l'atlantique et de la manche, Ouessant et Molène se trouvent sur l'un des passages les plus fréquentés et les plus dangeureux du monde, aussi faut-il être bon marin.
Longeant la rade, il faut moins d'une heure pour atteindre la pointe st Mathieu. Aujourd'hui nous ne pourront pas rallier LE CONQUET à cause d'une mer exceptionnellement forte.
Une heure encore et bientôt se dessine l'archipel de Molène.
Aujourd'hui pour cause de gros temps l'Enez Eussa ne peut pas accoster et c'est le DOCTEUR TRICARD qui vient à notre rencontre. Toute les arrivées à Molène ne sont pas si dures, rassurez vous!
L'ennez Eussa est le seul courrier de l'ile et tout transite par ce bateau.
Molène est la seule ile de l'archipel à posséder un port naturel et pour cette raison, la seule à avoir pu se consacrer à la pêche. Pour survivre, les autres iles ont dû exploiter la terre et le goëmon.
Molène, c'est aussi l'ile des sauveteurs. Dans l'ancien abri du bateau, une exposition sur le JEAN CHARCOT, rappelle les sorties héroïques. Il est aujourd'hui remplacé par le Jean Cam, vedette identique à celle de penmarch, autre lieu dangereux pour les bateaux égarés.
(interview)
Ensemble, ils ont rejoint un enfant de Molène, Jo Le Guen le rameur solitaire, qui sous les couleurs de la SNSM, traversa l'atlantique au cours de l'été 95.
(interview)
Jamais Molène ne connut une telle affluence et son port, le temps d'un jour, accueilli comme un roi l'enfant du pays.
Au point culminant de l'ile, le sémaphore aujourd'hui désarmé offre un formidable point de vue.
Aucune voiture, sinon la 4L de la poste ne vient troubler le calme des ruelles de l'ile.
Le puits au centre du village ne sert plus beaucoup. Aujourd'hui, l'eau vient du grand inpluvium situé au nord de l'ile qui a remplacé la vieille citerne à eau de pluie offerte par l'Angleterre.
En effet, le 11 juin 1896, perdu dans la nuit et le brouillard, le paquebot anglais Drummond Castle fait naufrage sur les Terres Vertes, un récif situé à l'ouest de Molène. Il coule en 4 mn et le lendemain, la mer jette sur la côte les corps de 243 victimes: hommes, femmes et enfants.
Les insulaires firent des linceuls avec leurs draps et veillèrent les morts avant des les enterrer.
En remerciement, diverses fondations anglaises offrirent une citerne à eau de pluie et une horloge pour le clocher.
A propos d'horloge, il faut savoir que Molène vit toujours à l'heure solaire et qu'il conviendra d'y penser en débarquant sur l'île. Quoi qu'il en soit, faire le tour de l'ile ne demande pas plus d'une heure.
Entre les ilots, les goëmoniers sont aujourd'hui équipés du fameux scoubidou.
Autrefois, les pigouillers venus du continent débarquaient sur les îles. Avec cheval et charettes, il traversaient le chenal sur leurs lourdes barques. Ils collectaient le goêmon au rythme des marées et pendant 6 mois logeaient dans des petites maisons de pierre.
Aujourd'hui, un ancien four à chaux témoigne du passé des pigouillers sur l'ile de Beniguet dont nous avons rencontré le gardien.
Il est l'heure de rejoindre Molène pour ne pas rater le départ pour Ouessant.

OUESSANT:

(interview du capitaine de l’Enez Eussa, bateau qui fait ce trajet tout les jours ou de la conservatrice du musée des phares et balises ou encore d’un rabatteur de moutons).
Une grande connaissance des récifs et des courants est nécessaire pour l'approche de Ouessant, surtout lors des tempêtes.L'ile est signalée aux navigateurs par 5 phares et une corne de brume.Dès 1695, Vauban fit construire une tour à feu sur les falaises du Stiff, hautes de 60 m.Nous accostons au nouveau port, terminé en 1986, accessible par tout temps où nous attendent taxi, cars et même loueurs de bicyclettes.(interview)L'ancien quai accueille encore en été les navires de la PENN AR BED, mais il sert plutot aujourd'hui au débarquement des marchandises.Ici encore, tout est acheminé par bateau, de la boite d'allumettes au frigo, en passant par les matériaux de construction.Les commerces et hotels se trouvent au bourg de Lampaul, distant de 4 km.Au centre, l'église consacrée à st Pol Aurélien, premier évangélisateur de l'île, date du 19 em siecle.Son clocher fut achevé grace à un don de la couronne britannique pour remercier la population de son aide, apportée lors du naufrage du DRUMMOND CASTLE.
Bourg de 800 âmes l'hiver, il accueille l'été un nombre important de visiteurs, qui partent, de ce point central, à la découverte de l'île.Au bas du bourg, le port de lampaul, PORZ LAMPAUL sert quelque fois d'abri aux barques et bateaux de pêche, lorsque le vent d'EST rend difficile l'accostage au port du stiff.C'est de ce port également que part le bateaux des phares et balises, lorsque la mer n'est pas bonne.La baie de Lampaul propice aux sports nautiques est fermée au nord par la pointe de PERN et au sud par la pointe de ROCH HIR. On y trouve aujourd'hui un parc à moules dont la production est vendue au bourg. Sur cette pointe de Roch Hir on regroupe les moutons avant la foire annuelle.( interview)L'élévage du mouton fait partie de la tradition ouessantine même si les moutons d'aujourd'hui sont beaucoup plus grands que la race ancienne appelée moutonsde Ouessant .L'ile est divisée par la dépression centrale et les troupeaux du nord et du sud se mélangent rarement.
L'élevage du mouton est donc ancien. On l'exploitait principalement pour sa laine. Il est pratiqué en 2 temps, la vaine pature qui a lieu de la St Michel au 1er mercredi de février pendant laquelle les animaux se déplacent comme bon leur semble.Le premier mercredi de février, les moutons du nord sont parqués,à MEZAREUN, près de lampaul, où chaque proprietaire, muni de liens, réunit son cheptel grâce aux marques pratiquées auparavant. Coté sud de l'ile c'est à PORS GUEN que les moutons sont reunis.Chargés à bord de charettes ou des coffres de voiture, ils sont conduits à leur patures respectives, le plus souvent entravés par 2. Ils y resteront jusqu'à la ST MICHEL.Les moutons qui ne sont pas reconnus, seront vendus aux enchères la semaine suivante.Les marques de chaque propriétaire , pratiquées à l'oreille des moutons sont répertoriées en mairie.
La race propre à Ouessant qui s'éteint peu à peu, est reconnaissable par sa petite taille et la couleur brune du pelage des moutons. Elle fut transformée au cours des ans par des races continentales et par les béliers transportés à bord du MYKONOS, un cargo qui fit naufrage en 1936, qui prirent pied sur l'ile et s'y reproduisirent. Mais, à Ouessant, on apprécie toujours le succulent ragout d'agneau, cuisiné dans la tourbe.Continuant notre promenade dans le sud de l'ile, nous atteignons la plage d'Arland et son port, le seul exposé au sud. Cette crique étant le point faible de l'ile, un chateau y fut construit au dessus de la grève à l'époque du moyen age.La croix de St pol sur les falaises domine le passage de Fromveur et plus loin le phare de KEREON.Au bout de la pointe de PENN ARLAND, le cromlech témoigne d'une occupation très ancienne de l'ile. Aujourd'hui, plusieurs vols quotidiens entre Ouessant et Brest GUIPAVAS permettent, entre autres, un acheminement du courrier plus efficace qu'autrefois.
A l'autre extrémité Nord Ouest de l'ile, vers la pointe de PERN, se trouve la maison du NIOU, composante de l'écomusée d'ouessant intègré au parc naturel régional d'armorique.Maison traditionnelle ouessantine, aménagée selon un plan immuable qui s'est fixé au milieu du 19 em siècle, on y trouve un mobilier peint de couleurs vives qui organise l'espace de vie dans l'habitation. Un habitat à la mesure d'une société de femmes livrées seules à la construction des maisons et aux travaux agricoles, tandis que les hommes naviguaient au long cours.L'autre maison de l'écomusée présente des objets typiques de la vie ouessantine, évoquant le travail des champs et de la mer, les cultes et croyances religieuses, ainsi que les nombreux naufrages qui endeuillèrent les parages de l'ileLe moulin ouessantin est carré et pivote sur un tourillon : il servait à moudre l'orge.
Celui de CARAES est le dernier survivant des nombreux moulins qui existaient autrefois, puisqu'une quarantaine d'entre eux fonctionnaient encore après la seconde guerre mondiale.Ouessant est un poste d'étude apprécié des ornithologues De nombreuses espèces d'oiseaux, lors de leurs migrations, trouvent refuge sur l'ile avant un nouveau départ.Un centre d'observation ornithologique s'est ouvert en 1984, à 300m au sud du phare de créach.Sur la Route de pern, la chapelle Notre Dame de Bon Voyage, qui fut édifiée à la fin du 19em siècle sur les vestiges d'une autre chapelle.L'ensemble du site de PERN est classé, y compris les rochers.Le phare de MIRIDIC, construit entre 1911 et 1934, abandonné 4 ans plus tard, fut réhabilité et automatisé en 1959. Aujourd'hui il fonctionne sans gardien.Ces singuliers pylones supportaient, à l'époque, le téléphérique reliant le phare à la terre. Pern est un des endroits les plus spectaculaires de l'ile lorque la tempête arrive.
Un véritable feu d'artifice d'eau et d'écume attend ceux qui ne craignent pas les embruns.Il n'est pas étonnant que dans ces parages se trouve l'un des phare les plus puissants du monde : le phare de creach, haut de 55 m et identifiable grace à ses bandes noires et blanches.L'ancienne centrale électrique abrite le musee des phares et balises qui retrace l'évolution de la signalisation maritime de l'antiquité à nos jours, présentant de superbes optiques, lentilles crées par Augustin Fresnel, appareillage et exposition sur la construction des phares pour lesquelles il fallu souvent déployer un travail surhumain (interview ).Un sémaphore à la pointe de créach surveille la partie nord de l'ile ou, par forte houle, le spectacle est toujours étonnant.L'ile KELLER, le plus grande des iles qui parsème la cote d'ouessant abrite de très nombreux oiseaux tels goelands, cormorans huppés, macareux, huitrier-pies et petits pingouins.
Au plus haut de l'ile, la tour radar surveille le trafic du rail d'ouessant ou de nombreux pétroliers et navires marchands se croisent en permanence.
L'ancien phare du stiff aux 2 tours accolées, fut construit par Vauban et allumé pour la prémière fois en l'année 1700. Il fonctionne d'octobre à Mars.
Paysanne et maritime, Ouessant, protègée par sa formidable ceintures de récifs et de courant, possède en elle la magie et la force des iles, ces mondes proches et lointains, qui plus que tout lieu, symbolisent " l'ailleurs " qui est en nous.

SEIN:

(interview d’un pêcheur de bars en Raz de Sein ou du gardien de phare).
Radeau de roches et de sable, éperon de la Pointe du Raz, ultime avancée du continent en direction de l'Ouest, posée à plat sur un océan tumultueux, SEIN couvre une superficie de cinquante six hectares, dont les axes principaux ne dépassent pas deux kilomètres d'Est en Ouest et huit cents mètres du Nord au Sud.
Pas un seul arbre, une herbe rase et tout autour, été comme hiver, cette mer qui se brise éternellement.
Depuis des siècles, hommes et femmes composent ici avec les éléments les plus indomptables : 35O habitants aujourd'hui, ...35O à la veille de la Révolution.
Ile, dont les parages ont été, des siècles durant, un véritable cimetière de navires. Des milliers de roches qui ont pour nom : Le Dentu, Le Grand Cornu, La Sournoise, Le Huron et ces roches sous-marines qui dissimulent leur traîtrise pendant des milles et des milles : Les Basses froides.
(interview)
Pour la période de 1724 à 1789, les archives mentionnent 43 naufrages. Au 19eme siècle, c'est près de cent sinistres!
C'est dans le petit cimetière de l'île que repose à tout jamais Alain Kaminker qui, au cours de l'hiver 1958, filmait avec les sauveteurs du "Vice Amiral Touchard", le naufrage de l'Anne & Gaston, un chalutier de Concarneau. Il fut emporté par une lame, à bord du même bateau, six semaines plus tard.
Et comment bien sûr, ne pas évoquer l'épopée qui, de 194O à 1945, identifia l'île à celle du monde en guerre, puisque la moitié des trois cents premiers volontaires de la France Libre était composée des marins de Sein.
L'étrangeté de son paysage surtout par temps de brume, de grisaille ou de tempête, en a fait depuis longtemps une île mythique.
Terre de légendes ou terre de gloire, consacrée par l'attribution de la Croix de la Libération, SEIN LA MYSTERIEUSE, sera la première île du deuxième film de 26 mn.

L'ARCHIPEL DES GLENAN:

(interview du directeur de l’école de voile, la plus renommée en France ou du restaurateur Castric qui vit toute l’année sur cette île).
Pendant longtemps l'archipel des îles de Glénan, à 7 milles au sud de la pointe du Mousterlin, n'a été fréquenté que par quelques pêcheurs de homards et ramasseurs de goémon qui, sur l'île du Loc'h, ont construit une usine à soude dont la cheminée n'a jamais été abattue par les tempêtes. Les militaires ont également marqué leur passage au 18° siècle en construisant un fort sur l'île Cigogne, au centre de l'archipel.
La blancheur de ses plages et la verte transparence de ses eaux, vous transportent sous d'autres latitudes. Organisées en cercle autour d'une petite mer intérieure que l'on appelle "la Chambre", huit îles principales, une dizaine d'îlots et de multiples écueils, constituent l'ensemble de cet archipel particulier, escale favorite des plus grands navigateurs.
(interview restaurateur)
Ces îles, désormais paradis de soleil et de vacances, ont aussi un autre visage : celui que, siècle après siècle, lui ont donné les hommes qui y sont passés. Longtemps gouvernées par des moines invisibles, elles devinrent successivement terre de flibuste et même colonie anglaise!
Tombeaux primitifs, forteresse des soldats du Roi de France, épaves de frégates ou de lougres corsaires, tranchées des brûleurs de soude, viviers des pêcheurs de homards, et modestes fermes blotties au creux des dunes, tout est là pour rappeler leur étonnant passé.
Sites de nidification de plusieurs espèces dont les sternes, les gravelots et les cormorans huppés, l'archipel est classé pour certaines de ses îles, réserve ornithologique. Sur l'île Saint Nicolas, et nulle part ailleurs dans le Monde, fleurit au Printemps, le fameux "Narcisse de Glénan". Encore appelé "Narcisse Réfléchi", il fut découvert en 18O3 par le botaniste finistérien Bonnemaison. Une politique de protection l'a sauvé de l'extinction.
Havre de paix, éclatant de soleil et de lumière, elles deviennent parfois, en quelques heures, l'image d'un enfer où tout n'est que récifs, hurlement de la tempête et bouillonnement d'écume.
Désormais entièrement vouées aux loisirs nautiques, les Glénan abritent les bases de la plus célèbre école de voile du Monde, ainsi qu'un centre in-ternational de plongée sous-marine.
(interview école de voile)

GROIX:

(Interview de l’animatrice de la réserve des minéraux ou du conservateur du musée de la pêche aux thons).
A l'image de Belle-Île, GROIX est un plateau de schiste assez élevé, dénudé et bordé de falaises escarpées, mais ses dimensions sont toutefois plus modestes. Large de 2 à 3 kilomètres, elle est longue de 8 kilometres entre les deux pointes les plus éloignées, Pen Men à l'Ouest et les Chats à l'Est. Seul un bras de mer, large de 3 milles, la sépare de l'entrée de la rade de Lorient.
Faut-il traduire Enez-er-Groac'h, le nom breton de GROIX, par "île de la Sorcière"ou par "île de la Croix" ? Revendiqué à la fois par le Ciel et l'Enfer, ce plateau usé par la mer, semble bien avoir été négligé par l'un et l'autre depuis des années!
Du Trou d'Enfer, redoutable échancrure, jusqu'au Port Saint Nicolas, petit fjord bifide, la côte est à parcourir à pied. Des plages de sable fin, abritées et tranquilles, s'allongent à l'Est.
Pendant un siècle, l'île a connu une grande prospérité avec la pêche au thon qui se pratiquait sur plus de 300 thoniers à voile.( interview dans musée )Aujourd'hui la pêche au germon a disparu. Seul souvenir de cette belle époque depuis 1952, un thon grandeur nature a été piqué sur la girouette du bourg de Port-Tudy. "Un coq, c'est bon pour les paysans" affirment les marins.
L'île de GROIX est piquetée de hameaux enfouis dans les buissons. Le bois est rare et longtemps, on ne s'y chauffa qu'avec des bouses séchées.
Les minéralogistes du monde entier viennent à Groix pour son patrimoine exceptionnel: plus d'une soixantaine d'espèces minérales, dont des grenats sertis dans les micaschistes.
(Interview sur le site)
A Kerclavézic, se trouve la maison natale de Jean-Pierre Calloc'h (1888-1917), l'un des plus purs poètes de langue bretonne, mort sur le front de la Somme. De nos jours, ses poèmes sont chantés par Alan Stivell.
Comme Ouessant, Groix est surtout peuplée de femmes, au point que son cercle Celtique était, ces dernières années, composé uniquement de jeunes filles.
La chanson des "Marins de Groix", l'une des plus populaires de nos complaintes maritimes, est devenue l'un des leitmotiv de la "Suite Française " de DARIUS MILHAUD.

BELLE-ÎLE-EN-MER:

(Interview du conservateur du musée Vauban au Palais).
A 7 milles de la Pointe de Quiberon, BELLE ÎLE, la plus grande et la plus belle des îles Bretonnes, "Couronne de fleurs jetée sur la mer", apparaît vue de la mer, comme un plateau relevé au rivage escarpé. Les vents dominants d'Ouest, en heurtant les falaises de la côte Sud, ont façonné des aiguilles de pierre, et creusé des grottes. Une côte sauvage d'une grande beauté mais qui n'offre pas le moindre véritable abri. Les nombreux "porz" qui émaillent les cartes marines ne sont que d'étroites criques que le ressac transforme vite en redoutables pièges pour le navigateur. Les deux seuls ports de l'île? Le Palais et Sauzon, tournent le dos au large en se dissimulant dans le creux des deux  grandes vallées qui entament le plateau.
Ils furent nombreux les artistes ou les écrivains qui tombèrent amoureux de cette île; Flaubert, Daudet, Proust, Gide, Colette, ainsi que les peintres Claude Monet et Matisse, Courbet, Derain, Vasarely, Grommaire. Russel qui y passa vingt ans de sa vie, Alexandre Dumas y fit même mourir son héros Porthos. La grande Sarah Bernhardt s'était, pour sa part, installée en 1894 dans un fort à la pointe des Poulains, Arletty préférait Donnant...
(Interview conservateur musée Vauban)
Séduit par sa sauvage beauté pleine de contrastes, le fastueux Fouquet en avait fait l'acquisition en 1658. Revenue à la couronne en 1719, elle est occupée de 1761 à 1763 par les Anglais, récupérée par le Traité de Paris en échange du Canada et ses terres mises à la disposition des colons d'Acadie rapatriés!
L'île a aussi sa place dans le mouvement révolutionnaire international: Karl Marx, Armand Barbés, Louis Blanqui et Ahmad Messali Hadj furent emprisonnés dans la citadelle. Elle vit aussi passer la fille et les complices de La Voisin, l'empoisonneuse; les amis de Cadoudal y furent fusillés en 1801.
Belle-île offre une vraie palette de paysages: ports naturels et rias profondes, criques encaissées baignées d'eaux turquoise, vastes plages de sable fin et doré, falaises déchiquetées et percées de grottes marines... Elle comprend, en fait, quatre communes : Le Palais, Bangor, Locmaria et Sauzon.
Le Palais, la "capitale", est dominée par une citadelle (Interview conservateur musée Vauban)) élevée sous Henri II, agrandie par les De Gondi, et renforcée par Fouquet et par Vauban. Elle assurait sa défense par une double ligne de résistance : les remparts du corps de place, et séparée par un fossé étroit et profond, l'enveloppe qui entoure ce corps sur les côtés Nord, Ouest et Sud. On y trouve aujourd'hui un musée historique dont les collections sont d'un grand intérêt pour la connaissance de l'histoire de la citadelle et de Belle-île.
A l'intérieur, on découvrira les petits villages aux maisons basses et blanches, des vallons boisés fleurant bon la menthe, Sauzon, admirable petit port tout en pastels, Bangor et son haut phare de Goulphar qui domine toute la côte sauvage, enfin Locmaria dont le bourg se serre autour d'une petite église chargée de légendes.
De la pointe de Taillefer, on découvre un panorama sur la côte du Morbihan. La pointe du Vieux château est une réserve ornithologique de mouettes, cormorans et goélands. La grotte de l'Apothicairerie au Sud Ouest de Sauzon était jadis habitée par les cormorans, dont les nids, alignés dans les anfractuosités le long des parois, évoquaient les bocaux d'une boutique d'apothicaire. Les aiguilles de Port-Coton sont autant de pyramides rocheuses effilées par le travail de la mer. Parmi les monuments mégalithiques de l'île, on peut voir un cromlec'h, des galeries souterraines et deux menhirs que la légende a surnommé Jean et Jeanne de Runello.
Avec ses panoramas grandioses et toutes ses possibilités de promenades, BELLE-ILE demeure un paradis où l'évasion est encore possible.

HOUAT:

(interview d’un pêcheur caseyeur ou du conservateur de l’écloserie à homards devenue aujourd’hui musée).
Longue de 5 kilomètres, large de moins de 1.500 mètres, HOUAT est le vestige du rivage qui reliait autrefois Quiberon au Croisic.
Peuplé de marins qui pêchent le homard sur les hauts-fonds rocheux, le village est regroupé à l'aplomb du port de Saint-Gildas, qui abrite, derrière ses môles de granit, une quarantaine de bateaux de pêche. Ici bat le coeur de l'île.
Sur les terre-pleins, s'entassent les casiers en murailles bleues et noires. et depuis 1972, on a surtout investi beaucoup d'espoirs dans l'élevage du homard et construit une écloserie.
(interview)
L'île a longtemps vécu dans un farouche isolement sous l'autorité de ses recteurs, qui cumulaient très officiellement toutes les responsabilités.
L'église, comme le port, est dédiée à Saint-Gildas qui vécut sur Houat au 6° siècle. Sur l'île, les maisons sont basses, trapues et parfois blanchies à la chaux. On pourra y voir en outre les ruines d'un fort ainsi que les restes des installations de l'ancien port d'Er Beg détruit, en Janvier 1951, par une violente tempête et dont seule la jetée est restée intacte.
Partout ailleurs, règne la nature. Longée par un sentier pédestre, très découpée, la côte est d'une beauté à vous couper le souffle. De petits chemins de sable sillonnent la lande que parfument, au printemps, ajoncs et jacinthes. La pointe Nord-Est, basse et sableuse, accueille la très belle plage de Treac'h ar Gouret. La côte sud, par contre, présente un aspect assez escarpé, semblable à de petites falaises entrecoupées de courtes plages.
A l'inverse d'autres îles, Houat n'a guère misé sur le tourisme. Ce qui a permis à l'île de préserver une grande partie de son authenticité.
A un bon mille dans le sud de Houat, émerge un groupe d'îlots dont le plus important est l'Ile aux Chevaux. Autrefois, ses pâturages étaient utilisés pour les "petits chevaux de HOUAT". Aujourd'hui l'île est déserte.

HOEDIC:

(Interview du curé qui se partage l’île de Houat et hoedic ou de l’infirmière qui visite ses “clients” à cheval).
Hoëdic, le caneton en breton, est une île basse sur la mer, sans arbres, do-minée par son clocher, et un sémaphore. Un ancien fort construit vers 1812 pour la défense des côtes ne reçut jamais la moindre garnison, le monde évoluant plus vite que sa construction. La dernière pierre posée, on se rendit compte de son inutilité.
Moins de 15O habitants, une dizaine d'élèves dans la minuscule école dont la cour de récréation n'a d'autres limites que la mer, l'île de Hoëdic n'est séparée de sa soeur jumelle que par un passage large de 2,5 milles, le " passage des soeurs", où affleurent de nombreuses têtes de roches. Les fonds, d'ailleurs, n'y dépassent guère 4 à 5 mètres, et par vent contre-courant, la mer peut y être dure. Elle s'aborde aisément par le nord où se situe le port d'Argol.
Un petit chemin mène au village où les maisons se serrent autour de la rue principale. Toute l'île est couverte de landes à l'herbe rase avec, dans un creux au sud, près du Port de la Croix, un petit étang d'eau saumâtre. La côte ouest est bordée par le plateau des Grands cardinaux, un vaste et dangereux semis de roches où la mer brise fréquemment. L'absence de creux et de plage limite grandement les possibilités de mouillage, même par grand beau temps, sur toute la côte Sud et Est de Hoëdic.
Ici tout le monde se connaît et la vie communautaire est unie et chaleureuse, l'accueil spontané.(interview) Le vieux fort est une escale, un lieu de rencontre et d'amitié, animé par les bénévoles d'une association qui permet de découvrir les réalisations du Conservatoire du Littoral, l'histoire d'Hoëdic et le monde marin qui l'entoure.
En 193O la découverte d'un cimetière Mésolithique remontant à 5500 ans avant notre ère, permit d'exhumer treize squelettes dont les os étaient enduits d'une substance ocre, ainsi que des ramures de cerfs, qui d'après certains chercheurs étaient des garanties de résurrection.
Pour arpenter Hoëdic dans toutes ses dimensions, trois heures suffisent, mais on a inévitablement l'envie de s'y attarder et d'y revenir.

 

 

 

 

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