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Pêcheur de sardines

pêche de la sardine Balade vidéo image touristique en Bretagne

sardines-300

DVD vidéo pêcheur de sardines. tourisme en Bretagne.
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Réalisation André ESPERN
Bateau l'Etendart
Pêcheur Pierrot SCUILLER
Restaurant l'Ambroisie

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Les côtes atlantiques, et principalement bretonnes sont, traditionnellement, tournée vers la pêche à la sardine. De nombreux textes de l’Antiquité rappellent cette longue histoire et de très vieilles cuves à « garum », une conservation du poisson dans des auges de pierre, ont été retrouvées sur le littoral cornouaillais.
Si l’exploitation de la sardine s’est cependant réduite au fil des générations, elle a longtemps fait l’objet d’une véritable phénomène économique et culturel local. Jusqu’au début du 20ème siècle, de nombreuses chaloupes sardinières d’une dizaine de mètres, capturaient au filet maillant durant l’été, des quantités impressionnantes de sardines généralement destinées à la conserve. Les usines fleurissaient alors sur le littoral, employant des centaines d’ouvrières, de soudeurs-boîtiers, de sertisseurs. Pour une raison encore inexpliquée, les sardines désertèrent un jour la côte, conduisant les familles de pêcheurs à la misère.
Aujourd’hui encore, la sardine demeure un poisson un peu magique pour la majorité des marins, sur qui elle exerce une étonnante fascination.
Mais, si les pêches d’antan ont disparu, le port de Saint-Guénolé-Penmarc’h, avec 5000 tonnes de poisson bleu débarquées (sardine, maquereau, chinchard) demeure le premier port sardinier de France. Il compte 6 sardiniers, dont 2 venus du port de Douarnenez.
Héritier de la tradition, Pierrot Scuiller, ainsi que ses deux frères sur leurs navires, traquent les bancs automnaux et printaniers de sardines dans l’ouest de la baie d’Audierne . En octobre et novembre, puis de janvier à mars, son bateau, l’Etendard, embarque ainsi chaque soir vers minuit son équipage de 7 hommes pour se rendre sur les lieux de pêche.
Construit aux chantiers Glehen, une entreprise familiale de charpentiers de marine réputés, l’Etendart est un bateau de 14,50 m, propulsé par un moteur Diesel Iveco de 330 CV. Sa vitesse moyenne sur l’eau est, en terme de marine, de 9 nœuds environ, soit près de 17 km/h, une belle allure pour ce type de navire. Les marins calculent, en effet, la vitesse en nœuds, celui-ci étant l’équivalent d’un mille, soit 1852 mètres.
Le temps de route étant relativement court, celui-ci est mis à profit pour un rapide petit déjeuner nocturne, les heures à venir promettant d’être particulièrement occupées.
La route de nuit est particulièrement délicate, sinon difficile, et le brouillard, imprévisible, ajoute encore aux dangers de collisions. L’histoire maritime, hélas, est riche de drames dus à certains gros navires ne respectant pas toujours les règles de barre. En cas d’accident, ceux-ci préfèrent souvent la fuite et l’anonymat aux poursuites devant les tribunaux. Mais entre pêcheurs la solidarité est forte et le respect mutuel.
C’est pourquoi chaque homme de barre observe l’environnement, tout en surveillant attentivement les appareils électroniques de navigation. Le bateau est en effet équipé d’un GPS, ou Global Positionning System, un appareil de guidage par satellite d’une précision remarquable, d’un sonar permettant de détecter le poisson par réflexion d’un faisceau d’ondes sonores, d’un sondeur vidéo avec table de traçage. Les radars, quant à eux, permettent, grâce aux réflecteurs installés dans les superstructures des navires, de détecter toute présence sur l’eau et ce à plusieurs milles de distance. La radio VHF, Very High Frequency, omniprésente, permet aux marins, grâce à ses canaux, de maintenir un lien permanent avec les confrères et les centres de sécurité à terre, les célèbres CROSS. Le canal 16 de la VHF est internationalement réservé aux SOS et divers appels d’urgence.
Les feux de mâts, ainsi que ceux, conventionnellement vert à tribord (le flanc) ou rouge à bâbord (le flanc gauche) sont, par temps clair, visibles de très loin dans l’obscurité.
Pêchés dans le noir le plus absolu, sous peine de les faire fuir à des milles de distance, les milliers de poisson capturés au filet brillent de leur multitude sous le feu des projecteurs de bord.
Un balise lumineuse spéciale cependant, permet le repérage et l’identification du mouillage.
Cette nuit-là, la première « pochée », plus de 2 tonnes de sardines, est relevée vers 1 heure du matin. Elle laisse augurer d’une belle nuit.
Si la mécanisation a simplifié certains aspects du travail, les gestes traditionnels sont toujours là, qui consistent à haler lentement le filet à la main. Chaque homme tenant toujours le même poste sur le pont, la nasse est soigneusement embarquée.
La lente remontée manuelle du filet permet de le rapprocher du bateau, tout en prenant garde de ne pas endommager la pêche, la sardine demeurant un poisson fragile.
La ligne des flotteurs est remontée grâce au palan d’un bras de charge. Les sardines sont prélevées à l’aide d’une grande épuisette, la salabarde.
La salabarde, qui contient environ 100 kg de poisson, est hissée au-dessus d’un vivier d’une capacité de 2,8 tonnes. Un bout, ou cordage coulissant fixé sur le manche de la salabarde, permet d’en ouvrir et refermer le fond d’un simple geste.
Le bateau comporte ainsi trois cuves réfrigérées de mêmes capacités. En début de marée elle contiennent un tiers d’eau mêlé à de la glace. Cette eau, dont la température est de – 2°, atteint 6° lors du l’arrivée des sardines, avant de se stabiliser rapidement à 0°. Le mélange eau-glace permet d’assurer une excellente conservation, un serpentin de gaz réfrigérant couplé avec le moteur étant, par ailleurs, immergé dans la cuve.
La pêche étant bonne, il suffit d’une seul « pochée » pour remplir le premier vivier, et le patron décide alors de rechercher un autre banc en changeant de secteur.
Les sardiniers étant tenus à un quota de pêche d’une dizaine de tonnes quotidiennes, le filet est remis à l’eau 4 à 5 fois par nuit.
Le principe de l’appareil est simple : long de 300 m sur 60 de profondeur, le filet, déroulé à la surface de l’eau, se stabilise grâce à ses flotteurs. Son bord inférieur est lesté. Une manœuvre de barre, qui dure environ 2mn, permet d’effecteur l’encerclement du banc de sardines repéré par sonar. Le filet ressemble alors à un cylindre.
Une série d’anneaux d’acier coulissants placés tous les 11 m permet, par l’action d’un câble relié au pont, de refermer le fond de la poche.
Lourdement chargé, le filet est remonté au « power-block », un système de type californien très puissant muni d’une grosse poulie en caoutchouc.
La sardine, de son nom scientifique « Sardina pilchardus » est un poisson fuselé de 10 à 15 cm, au corps argenté. Présent en Atlantique et en Méditerranée, il fréquente les côtes par bancs de plusieurs milliers d’individus.
Les anneaux de fermeture du fond, en réalité des mousquetons en acier inoxydable, coulissent et s’empilent sur le câble qui les actionne.
D’autres navires sont en opération de pêche sur zone. Les feux de nuit des navires son conventionnellement fixés par les règles maritimes : le côté tribord, flanc droit du navire, porte une feu vert. Le flanc bâbord, le côté gauche, un feu rouge. Le feux de mâture, blanc, rouge, isolés ou superposés et leur nombre, indiquent l’état du navire : en pêche, en panne, en difficulté… Ils sont indispensables et permettent, notamment d’éviter les routes de collision.
La pêche de cette nuit ayant été bonne, la 4ème « pochée », destinée à l’industrie de transformation, est directement libérée sur le pont.
La marée s’achève et l’heure est venue de regagner le port.
Il est environ 5 h du matin quand l’Etendard regagne Saint Guénolé. Le patron, à la barre, fait preuve de la plus grande attention l’heure étant, en effet, celle du départ des chalutiers côtiers vers le large.
L’Etendard se range le long du quai où attendent les employés de criée chargés du débarquement.
La pêche destinée à l’industrie est déchargée la première et conditionnée dans des grands bacs garnis de glace.
Les viviers sont ensuite débarqués et les sardines stockées dans des caisses normalisées fournie par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Quimper, puis mises en marché sous la criée.
Facile à préparer grillée ou frite, la sardine, entre les mains d’un chef, fait aussi l’objet de préparations fines, comme celle présentée dans ce film par Gilbert Guyon du restaurant l’Ambroisie.

 


 

 

 

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