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Pêcheur de crabes

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Bateau Kant an Diskant
Pêcheur Roger CAMPION
Restaurant Ste Marine:"le tourteau mayonnaise"

 

Roger Campion est pêcheur depuis sa jeunesse. Il doit à son père son apprentissage de la profession et plus particulièrement la connaissance de la pêche au casier. Le rapport humain avec la mer est indispensable et, comme la plupart des marins-pêcheurs, Roger Campion vit ce métier avec passion. Sa spécialité est le crabe, dont on trouve ici trois espèces principales: le tourteau (cancer pagurus), l'araignée de mer (Maia squinado), l'étrille (Portunus puber), localement appelée « crabe cerise ».

 

 

 

 

 

 

A cette époque de l'année, au début de l'automne, les pêcheurs arrivent au port vers sept heures du matin. Ils échangent peu de paroles, car les marins sont souvent avares de mots lorsqu'ils sont à terre. Un salut de la main suffit à se reconnaître. Chacun tire 'rapidement . sa prame sur le bord, charge son matériel, son appât, et, en quelques coups de godille gagne son embarcation. Roger Campion rejoint son petit chalutier-caseyeur, le Kant an Diskant. Moins d'une minute plus tard les moteurs Diesel sont en route, les appareils de navigation calés et contrôlés. Les caisses d'appâts sont disposées sur le pont. Les dernières vérifications effectuées, le Kant an Diskant met le cap sur, les lieux de pêche, à environ une demi-heure de route. -Le G.P.S. (Global Positionning System), un appareil de navigation extrêmement sophistiqué fonctionnant grâce aux satellites, permet de suivre automatiquement la route et de retrouver, avec une précision remarquable, les bouées mouillées le jour précédent. Le sondeur indique des fonds de 16 mètres. La première marque est atteinte et saisie. Sous le flotteur, posé à la limite du sable et de la roche (l'accore), Roger remonte une première rangée de 15 casiers fixés à une filière. Autrefois hissés à la main, les casiers sont aujourd'hui remontés mécaniquement.
L'été breton est au rendez-vous, il fait un temps superbe. Les pêcheurs communiquent entre eux grâce à des radios VHF en écoute permanente . Ils échangent leurs impressions, plaisantent, se renseignent et s'entraident souvent. En cas de danger, un appel sur le canal 16 alerte immédiatement l'ensemble de la flottille.
La pêche s'annonce bonne . Dès les premiers casiers une douzaine de tourteaux rejoignent la caisse de bois et Roger remet de l'appât frais , la « bouëtte », essentiellement composée de chinchards et de merlans. La filière est relevée et entièrement « rebouëttée » chaque jour. Aujourd'hui le pêcheur estime que les casiers sont un peu sales, le mauvais temps ayant abandonné de nombreux débris d'algues en suspension dans l'eau. Il décide de s'écarter un peu du courant et de changer de zone de pêche. Moteur au ralenti, il cherche un autre site sur ce secteur qu'il connaît remarquablement bien. Le G.P.S', lui., permet de visualiser et d'enregistrer exactement sa position, pendant que le sondeur lui indique la profondeur et l'aspect des fonds. La remise à l'eau des filières présente de nombreux risques, dont le moindre n'est pas celui d'être entraîné à l'eau par le déroulement rapide des orins. Un danger permanent qui explique la présence d'un couteau à la ceinture.
Le travail de levée et de « bouëttage » des filières dure environ 4 heures. Chaque jour, Roger Campion rapporte leurs positions sur son livre de bord. Ces quelques notes rapides prises depuis plusieurs années, lui permettent de créer un véritable historique de son activité. Abandonnant la barre sur le trajet entre deux mouillages, le pêcheur gagne l'avant du bateau. Pour que les tourteaux puissent être commercialisés sans danger, il doit en effet sectionner au couteau les tendons des grosses pinces. Les crabes sont alors stockés dans une grosse barrique bleue utilisée comme vivier provisoire. Le Kant an Dîskant ne possédant pas de pilote automatique, Roger revient régulièrement contrôler sa route. La dernière filière posée, il remet le cap sur le port de Sainte-Marine, profitant de ce délai pour effectuer un premier tri parmi les espèces. Le bateau rejoint son mouillage. Le pêcheur coupe le Diesel. Le silence s'installe, rapidement troublé pourtant par les cris des oiseaux de mer.

La pêche est stockée dans des viviers amarrés sous le bateau. A 15 heures, Roger Campion les charge dans sa camionnette pour les livrer à un grand magasin de marée de Loctudy. Là, des milliers de crabes attendent dans de grands viviers de ciment une prochaine expédition vers les poissonneries et les restaurants.

 

 

Synopsis : Pêcheur de crabes

Le jour se lève sur Sainte Marine , un petit port de pêche situé sur la côte sud du Finistère en plein pays Bigouden. Les premiers bateaux prennent la mer au moment où Roger Campion, pêcheur de crabes, arrive sur le port.
« Roger : j’ai pas mal de trucs , mais tout tiendra dans ma plate »
Après avoir débarqué son matériel Roger le charge à bord de son annexe. Direction le Kan An Diskan, son bateau, mouillé à quelques encablures de la cale.
Le Kan an Diskan, un air chanté dans les festoù-noz, les célèbres fêtes de nuit, éminemment symboliques en Bretagne, est un ligneur caseyeur de 7 m, en bois, construit en 1975 au chantier Jos Kerrien de Concarneau.
Roger Campion l’a acheté et re-motorisé en 1983. Pêcheur depuis sa jeunesse, Roger a appris le métier avec son père. Enfant déjà il embarquait avec lui durant les vacances.
Les derniers casiers embarqués, Roger, seul à bord, quitte Sainte Marine pour la haute mer.
L’appât employé est principalement du chinchard acheté frais aux chalutiers côtiers puis stocké congelé.
Les  appareils de navigations sont opérationnels, calés et contrôlés.
Placé sous la manche à eau, une arrivée d’eau de mer alimentée par une pompe, l’appât décongèle durant le temps de route.
Cap sur les glénan, un archipel célèbre situé à quelques milles des côtes ou Roger, la veille au matin, a posé ses casiers.
Pour retrouver l’emplacement de ses filières, Roger se sert généralement de marques à terre, les amers, des sites remarquables comme les clochers, les châteaux d’eau ou des pointes rocheuses.
Quand les conditions météo ne le permettent pas, mauvais temps ou brume, il utilise le système Torrant, un appareil électronique à recoupement par points, mais surtout le GPS (Global Positionning System), un ordinateur calé sur les satellites permettant de faire des points précis.
La première filière est en vue : Le principe en est simple ; deux bouées à chaque extrémité auxquelles sont accrochés, grâce à un filin ,une quinzaine de casiers lestés qui reposent sur le fond.
Quand il a commencé avec son père, les casiers étaient relevés à la main, avec un simple cabestan. L’opération aujourd’hui s’effectue grâce à un appareillage automatique débrayable.
Le casier est embarqué sur le bord du bateau, la lisse. Roger vérifie si les crabes méritent d’être vendus, ou s’ils doivent être remis à la mer. Il effectue également un premier tri par tailles et par espèces.
Ce matin-là de nombreux débris d’algues portés par le courant sont venus se coller aux casiers. Une conséquence des perturbations météorologiques des jours précédents.
Roger : Quand on va arriver dans une heure il n’y en aura plus…comme hier. Et ou il y a du goëmond, il navigue un jour au sud, le jour suivant au Nord… on a commencé comme ça hier et finalement il avait plein de crabes.
Chaque casier, vidé de sa pêche est immédiatement reboétté.
En plus du chinchard, Roger utilise également des restes, des « chutes » fraîches de merlan mis en filets par les mareyeurs locaux. Les crabes en sont friands.
La technique de pose de l’appât est simple et rapide. Un simple bout de cordage suffit à le fixer aux deux extrémités du casier.
Roger : Tu vois, là je tire sur le bout, ça écarte, j’enlève la vieille « bouette », je retire, je coince et je lâche. D’un coté je mets du Chinchard, de l’autre du Merlan.
….et d’une….
La première filière relevée, Roger en profite pour réparer quelques casiers détériorés par les chocs sur les fonds ou par les pinces des crabes.
Roger cherche un autre emplacement de mouillage, moins encombré de débris d’algues.
Arrivé sur la nouvelle zone, il se prépare à remettre ses casiers à l’eau.
Ils portent ses marques, des pavillons rouges ou noirs.
Les caseyeurs ont pour habitude d’utiliser des repères marqués par des pavillons de couleurs identiques.
Le mouillage des filières suit un déroulement précis. Les cordages sont soigneusement rangés et lovés sur le pont afin d’éviter tout accident.
Le sondeur indique des profondeurs de 12 à 15 mètres sur des fonds de sable et de graviers en bordure de roche, un bon secteur de pêche pour le tourteau.
Paré à toute éventualité, Roger porte  en permanence un couteau à la ceinture. Il en a d’ailleurs toujours un autre à portée  de la main, accroché à la cabine par exemple Par mauvais temps en effet, les filins peuvent devenir de véritables pièges capables d’entraîner un homme à la mer.
Vous êtes à quelle profondeur?
Roger : là, il y a 15 mètres à peu près…il y a que du gravier et du sable… on est en bordure de roche.
La dernière bouée mouillée, le pêcheur note ses positions Torrant sur un cahier qui, au fil des ans, devient une véritable mémoire des lieux. Ces notes permettent de repérer les meilleurs coins à différents moments de l’année, mais aussi de suivre l’évolution des fonds.
La filière de 15 casiers mesure environ 250 mètres de long. Elle se dépose lentement à 20 ou 30 mètres sur des fonds variés de sable, de roches, d’algues.
Il existe une multitude d’espèces de crustacés, dont certains, minuscules, quasiment invisibles, vivent dans le plancton. Les crustacés, pour la plupart, possèdent cinq paires de pattes et sont revêtus d’une carapace de calcaire, une armure articulée extrêmement complexe. Ils sont également équipés d’un système buccal sophistiqué qui leur permet de broyer, de couper, de déchirer, leurs proies : coquillages, algues, poissons... Les crustacés sont principalement omnivores et possèdent des branchies. Parmi ces familles extrêmement étendues de crustacés, Roger Campion, comme les autres pêcheurs de la région, capture essentiellement certaines espèces, et parmi elles :
- Le tourteau ou crabe dormeur, lent d’où son nom (kouskerez en breton), un animal rouge-brun, qui se nourrit surtout de nuit. Adulte le tourteau vit dans des fonds qui ne se découvrent jamais. Les plus gros spécimens peuvent atteindre 30 cm, ils ont alors plus de 15 ans.
-  L’araignée de mer (kevnidenn-mor, à la carapace hérissée de pointes, aux longues pattes velues qui séjourne souvent sur les fonds d’algues et vient se reproduire vers le rivage au printemps. Une araignée de mer adulte mesure en moyenne 18 centimètres.
- l’étrille (krank silienn) à la carapace brune que l’on découvre également souvent aux grandes marées. Elle mesure de 8 à 10 cm.
- La crevette rose (chevretten) le célèbre bouquet qui mesure de 7 à 10 centimètres, est caractérisée par son rostre et ses fines antennes.
Le casier est un piège efficace. Attiré par l’appât, le crustacé escalade les mailles et pénètre à l’intérieur d’une goulotte où il tombe dans l’appareil qui le retient définitivement prisonnier. Il est rare cependant de capturer une femelle portant ses œufs.
Des poissons parfois se capturent aussi aux casiers : Pageots gris, bar à l’époque de la crevette, le  congre, aux effets dévastateurs.
Les casiers ne sont efficaces que garnis d’appâts. Ils sont donc relevés toutes les 24 heures, les conditions météorologiques le permettant.
Autrefois en bois et en grillage métallique passé au coaltar, les casiers sont aujourd’hui en plastique. Il en existe plusieurs types, dont les noms sont généralement inspirés des régions où on les utilise habituellement.
Roger : en fait c’est parce que les gars de Paimpol travaillent avec des casiers de cette forme, les gars du Conquet des comme ça – des carrés… il y a aussi des plus petits des « Belles-Iles ».
Le tri permet d’éliminer les crabes vides, mais également ceux inférieurs à la taille marchande minimum de 9 cm.
Roger : là ils sont trop petits, il y a une taille : la taille c’est 9 cm.… trop petit ou quand ils sont vides.
La saison commence principalement par le tourteau et l’étrille, et se poursuit par l’araignée au printemps, puis le homard parfois, mais en cette saison c’est toujours le tourteau qui domine.
La crevette, quant à elle, n’est guère au rendez-vous cette année.
Roger : pas de qualité!
Les pinces des tourteaux sont particulièrement puissantes et redoutables. Il faut, pour les commercialiser sans danger, couper au couteau le tendon qui les actionne. C’est une opération précise, rapide et indispensable pour la sécurité des mareyeurs et des consommateurs.
Roger : « Spailler » ; en français : détendonner. Si tu le fais pas, ils se bouffent entre eux. Et pour le client c’est plus agréable.
Afin de le conserver en état de fraîcheur permanente, le crabe est placé sous l’eau de mer courante dans le vivier du bord.
Sa première filière traitée, Roger poursuit sa route. Il lui en reste encore, suivant les jours et les saisons, dix à douze à exploiter.
Au fil des heures la pêche se précise. Les captures sont recouvertes d’une bâche pour les protéger du soleil.
Une autre filière a été exploitée.
Une fois les casiers ramandés et garnis d’appâts, Roger décide de rechercher un nouvel emplacement pour cette filière. L’heure, la position du soleil, la marée, les coefficients, le courant, lui donnent des indications dont il doit tenir compte pour les 24 heures à venir.
Il s’éloigne de plusieurs centaines de mètres pour gagner des fonds plus importants.
Roger a mouillé cette filière plus au sud de l’autre.
L’opération se répétera ainsi une douzaine de fois. A quinze casiers par filières, c’est près de 160 casiers qui auront été relevés ,vidés ,réappatés  et remis à l’eau pendant la journée de pêche.
Comme toutes espèces marines capturées, les crustacés doivent respecter une taille légale minimale.
Les fonds des Glénan sont une zone extrêmement riche qu’exploitent traditionnellement les pêcheurs de la région.
C’est un secteur facilement accessible ou en cas de mauvais temps les marins peuvent trouver refuge.
Si les moyens modernes facilitent aujourd’hui la profession, le métier de caseyeur demeure exigeant : Il est généralement le fruit d’un apprentissage et d’une longue expérience.
Sur ce type de bateau, le marin est souvent seul à bord et l’unique contact avec ses confrères demeure la radio ou la VHF.Les messages échangés sur les ondes leur permettent de se sentir moins seul de commenter leur pêche respective et de suivre l’évolution de la météo.
La dernière bouée mouillée, le pêcheur note ses positions Torrant sur un cahier qui, au fil des ans, devient une véritable mémoire des lieux. Ces notes permettent de repérer les meilleurs coins à différents moments de l’année, mais aussi de suivre l’évolution des fonds.
Roger :  j’ai oublié mes œufs durs !…. Sinon la meilleure saison pour l’araignée c’est le mois de mai pendant ce temps il y a peu de tourteaux… ça dépend des années.
Vers 14 heures Roger a achevé le relevage de ses filières. Il met alors le cap sur Sainte-Marine, son port d’attache.
Le travail n’est pas achevé. Avec la manche à eau Roger débarrasse et nettoie le pont de nombreux débris d’algues et de coquillages qui risqueraient de s’y incruster.
Un bon marin se reconnaît aussi à la propreté de son bateau.
Le Diesel coupé, Roger effectue un dernier tri.
Ici à Sainte marine vous êtes combien ?
Roger : Il y a Yves qui fait de la Crevette en hivers…Il y a Guen, le bateau en alu qui fait le bar : il s’est lancé dans le congre… il savait pas quoi faire. Le petit bateau là, il fait le crabe vert, la crevette… c’est tout, on est que cinq.
La pêche est aussitôt mise en viviers et immergée.
A la demande de restaurateurs professionnels les plus gros crabes sont sélectionnés pour la gastronomie hôtelière.
La pêche est immergée quelques heures pour la conserver en parfait état de fraîcheur.
Roger :  J’ai pas eu un poison aujourd’hui… habituellement j’ai des congres, des tacots.
Vers 15 heures Roger rassemble la totalité de sa pêche.
Il la débarque sur le quai de Sainte-Marine .
Les captures du jour sont chargées dans la camionnette et livrée chez l’acheteur habituel, un mareyeur de Loctudy. Les tourteaux vont rejoindre les milliers d’autres apports de la pêche locale.
Demain ils seront dans le réseau de distribution national.
Pour Roger la journée n’est pas finie pour autant. Il doit encore s’approvisionner en appât auprès des chalutiers côtiers.
Roger :  le poids , 14 araignées, 123 tourteaux…ça colle… c’est pas trop mal.
Quant à la pêche : « Oui, ça colle. Pas trop mal pour des vents de sud-est. »
Enfant du pays , Roger livre un de ses amis restaurateur sur le port de Sainte marine.
Roger : 9 kilo 8
Recette :
« La préparation pour servir un plat de crabes ou d’araignées est très simple:
Porter de l’eau bien salée à ébullition ,certains utilisent même de l’eau de mer. Plonger les crabes dans l’eau bouillante.
Attendre le premier bouillon et maintenir 20 mn en température.
Laissez refroidir et servez avec une simple mayonnaise : un régal !
Et qui sait, si vous aussi,, vous ne mangerez pas un jour un crabe pêché par Roger Campion entre Sainte Marine et les Glénan, un jour de printemps ! »

 

 

  

 

 

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